QIWI : objectif coriace pour les virus
5 April 2011
Les éditeurs de logiciels antivirus ont récemment découvert un virus visant à infecter les terminaux des systèmes de paiement QIWI. L’analyse du code du virus a montré qu’il avait pour objectif de pénétrer dans le système d’exploitation du terminal (Windows) et de changer le numéro du compte vers lequel l’argent était transféré.
Le virus a été nommé Trojan.PWS.OSMP.
Il n’a pas été découvert dans les terminaux eux-mêmes, mais librement sur Internet (seuls les propriétaires ont accès aux terminaux), de sorte qu’il est impossible de décrire le niveau de danger qu’il fait courir. Tout ce qui peut être confirmé, c’est que le virus existe et qu’il ne peut infecter les bornes que de manière manuelle, grâce à un accès physique au périphérique.
Peu de temps après, une modification du virus a été découverte et visait également les terminaux de paiement. Cependant, il fonctionne différemment. Il essaie de voler des fichiers de configuration du terminal, ce qui donnerait théoriquement la possibilité aux criminels de prendre de l’argent en imitant le terminal sur leur propre ordinateur.
La société qui gère QIWI a annoncé que c’est déjà la vingtième version de ce virus et qu’il n’a rien de particulièrement nouveau. Il a été découvert et neutralisé par le système antivirus interne des terminaux le 20 février et ne pose aucun danger.
Les représentants du système de paiement ont expliqué que leurs terminaux utilisent un système de défense efficace à plusieurs niveaux, ce qui empêche les virus de causer des dommages graves. Tout compte qui reçoit un grand nombre de transferts provenant de différentes sources est vérifié par des spécialistes et peut être bloqué. En outre, le système de défense terminaux ne permettrait à personne d’imiter leur signal, même si les fichiers de configuration et les clés de cryptage ont été obtenus.

Il existe depuis longtemps des rumeurs selon lesquelles la norme de téléphone mobile GSM (ou les appareils eux-mêmes) contiendrait des fonctionnalités non documentées. Cependant, jusqu’à présent, cette technologie n’a jamais été utilisée par des services spéciaux pour la collecte d’informations, dans aucun pays dans le monde.